2.4 Ceinture noire (approfondissement)

Le contenu sur cette page est facultatif. La section Ceinture noire contient des études de cas supplémentaires, de l’information additionnelle, et des vidéos pertinents. Vous pouvez, par contre, choisir de continuer immédiatement à la page Conclusion pour compléter le module.

Quand la famille fait l’interprétation

Dans ces vidéos, on voit que l’interprétation par un membre de la famille n’est pas toujours idéale. Ici, le père parle au nom de la patiente, mais en plus, il garde pour lui des renseignements importants en omettant de transmettre ce qui se dit pendant l’entretien clinique.

La famille peut jouer un rôle important, mais pas celui d’interprète.

Séquence vidéo 1

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Recourir à un membre de la famille comme interprète peut poser bien des difficultés. Ici, le père parle au nom de la patiente.

Médecin : « Quelle est ta matière préférée à l’école? »
Père : « Elle aime les mathématiques. »

Dans la deuxième partie de cette vidéo, le père garde pour lui des renseignements importants en omettant de transmettre ce qui se dit pendant l’entretien clinique. En général, il vaut mieux éviter de recourir à un membre de la famille comme interprète.

Médecin : « Pourriez-vous lui demander si la pilule que prennent ses amies est la pilule anticonceptionnelle, pour que je sache de quel médicament elle parle?. »
Père : « Je connais ses amies, toutes ses amies; ce sont toutes de bonnes filles, elles ne prennent pas de pilule anticonceptionnelle. »


Durée : 43 secondes

Séquence vidéo 2

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J’espère que les grands points vus dans ce module vous aideront à assurer une meilleure communication interculturelle. Communiquer avec des patients par l’intermédiaire d’un interprète ou à l’aide de cyberoutils linguistiques n’est pas toujours facile, mais il est extrêmement gratifiant de nouer ainsi de vrais liens pendant l’échange interculturel.


Durée : 18 secondes

Étude de cas 1 – Traduction infidèle (revisité)

Une femme qui tient sur ses jambes son enfant en larmes.
Ceci n’est pas un vrai patient.
Crédit photo : Avec l’amiable autorisation de la “Reception House”, Ottawa, Ontario

Voyant combien Mme A s’occupe de santé, surtout avant la naissance de l’enfant, le résident en médecine familiale qui la soigne ne trouve pas qu’elle est inapte à s’occuper de son enfant. Il tente d’influencer l’évaluation mais n’y arrive pas. L’affaire passe devant les tribunaux.

En cour, c’est encore le fils de Mme A qui lui sert d’interprète. La cour recommande que l’enfant soit confiée à la SAF et placée en foyer d’accueil.

La profonde détresse de Mme A pousse le résident à parler de son cas pendant une réunion d’équipe multidisciplinaire dans une clinique locale pour réfugiés.

Cette équipe invite Mme A et son fils à la clinique et, à l’aide de techniques d’interprétation optimales, détermine que le fils n’a pas traduit fidèlement les propos de sa mère jusqu’ici. En entendant la nouvelle, Mme A, qui a été réservée jusqu’à maintenant, s’anime à l’idée qu’elle a le droit de se battre pour avoir la garde de sa fille.

Par l’intermédiaire de la communauté congolaise, les services d’une interprète formée sont retenus. Les démarches sont lancées pour récupérer la fille de Mme A. Celle-ci surmonte son déficit de l’ouïe grâce à un appareil auditif. Six mois plus tard, après plusieurs audiences en cour, la mère recouvre son enfant.


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